Morila en lutte !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

"Mine d'or de Morila : grévistes en lutte depuis 8 mois ! 9 mineurs toujours en prison !"

Morilla en lutte ! Soutenez notre combat pour obtenir nos droits.

jeudi 2 février 2006

Qui sommes nous?

Photo de la mine d'or de Morila

Photo de la mine d'or de Morila

Son unité de traitement inauguré le 15 février 2001

Son unité de traitement inauguré le 15 février 2001 (photo CNPI)

Nous sommes les grévistes en lutte à Morila.
Anciens travailleurs de la Somadex : Société Malienne d'Exploitation (de l'or...)
Nous luttons pour nos droits : couverture sanitaire des travailleurs, régularisation des faux contrats et contrats falsifiés, le paiement des primes de rendements de 2000 (ouverture de la mine) jusqu'à nos jours...

Pour en savoir plus, lire l'historique de notre lutte...

Nos revendications

- Libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus de Bougouni et radiation des forces de l'ordre liberticides du Chef de Brigade de Bougouni et Koumantou et du juge de Bougouni.

- Halte aux lock-outs frauduleux des patrons voyous et racistes qui visent à licencier des salariés et réviser à la baisse des accords pour ensuite reprendre une activité à moindres coûts.

- Reprise immédiate et inconditionnelle de tous les mineurs licenciés.

- Paiement intégral des salaires de toute la période d'interruption.

- Paiement par la SOMADEX-BOUYGUES des primes de rendement des années 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005 conformément á l'annexe 4 de la convention d'établissement et du code minier.

- Révision inconditionnelle du code minier au profit du Mali, de ces communautés, et de ces mineurs.

- Journée de 8 heures réduite à 6 heures du fait des travaux insalubres et au fond de la mine.

- Reconnaissance par la SOMADEX-BOUYGUES et ANGLOGOLD du Comité syndical d'entreprise.

- Contre les licenciements en masse des ouvriers de Morila, de Huicoma, et Itema.

- Assurance chômage au frais de l'Etat et des entrepreneurs.

- Imposition des banques, des propriétaires d'entreprise et plantations, des hauts fonctionnaires au profit des chômeurs.

- Halte à l'ingerence policiére dans les gréves. Création de commissions ouvriéres élues pour le contrôle du travail, du paiement des salaires et de l'embauche des ouvriers.

- Dehors Balamourou Diarra et tous les dirigeants expatriés racistes !

- Reconnaissance du comité syndical de la SOMADEX dirigé par le camarade secrétaire général Amadou Nioumanta qui mène une lutte juste et légitime déjà reconnus par le SYNACOME (Syndicat national de constructions civiles des mines et de l'énergie)

- Établissement de contrat de travail réel aux lieux de faux contrats ou de contrats constament falsifiés par le chef du personnel Balamourou Diarra.

- Restitution des 3.400.000 F Cfa

- Restitution des 2 mercedès et tous les documents et matériaux emportés la nuit du 25 Octobre

- Paiements des dommages et interêts et tous les biens perdus lors de leur arrestation entre 0h et 03h du matin le 14 et 16 Septembre 2005 par les CBs de Koumantou et Bougouni suite à l'incendie de 2 bus à zero mètre des gendarmes dans la gendarmerie !

- Mise en place d'un comité syndical ouvrier afilié aux syndicats européens



- Une copie du marché pour l'amélioration de nos salaires

- Et le paiement des salaires et rappel (arriérés) des travailleurs par rapport au barème du cahier du marché

mercredi 1 février 2006

Historique de notre lutte

Voici en résumé la situation que nous vivons depuis plusieurs années.
Une version plus complète sera mise en ligne dans les jours à venir.

Le 10 mars 2005, nous avons adressé une lettre au directeur de l'entreprise Somadex. Nous y faisions état du comportement du chef du personnel Ballamourrou Diarra. Nous demandions également à ce qu'on le change de poste, sinon bien que nous ne le voulions pas, le chantier risquer de s'arreter un jour par sa faute, et le directeur serait responsable de l'arrêt éventuel.

La Secnami (Section Nationale des Mines et des Industries), l'UNTM (Union Nationale des Travailleurs du Mali), le ministère des mines, la primature, ainsi que la présidence de la république ont tous reçus une copie de cette lettre, mais personne n'a réagit pour condamner les actes de Ballamourrou Diarra que nous dénonçions.

Quand le comité syndical a demandé d'annuler les faux contrats de travail que le chef du personnel de la SOMADEX a falSifié en réaction à cette demande du syndicat, la direction de la SOMADEX a adressé une demande d'autorisation de licenciement du sécretaire général du syndicat auprès de l'inspecteur régional du travail. Demande refusée par l'inspecteur. En réaction, le chef du personnel a sorti une pétition contre le secrétaire général au nom des travailleurs. Cherchant à dissoudre le comité syndical depuis l'entreprise SOMADEX a un effectif de plus 700 employés, elle n'a guère d'ambulance, de clinique, et a négligé la présence d'un médecin pour les soins des travailleurs dans un environnement à haut risque comme une mine. Nos femmes accouchent parfois dans nos maisons. Les travailleurs rendent l'âme sur leur lieux d'accident par faute d'évacuation par ambulance. Le directeur admnistratif et financier refusent la prise en charge par l'entreprise des personnes malades, qui décèdent par la suite. Devant cet abus et cette exploitation, les travailleurs ont demandé au directeur de projet d'arrêter la distribution de cette pétition contre le sécrétaire général sinon la conséquence serait soldée par l'arrêt du travail. Le directeur resta passif a cette situation, alors le cumul de tout c'est évènement entraina un préavis de grève de 72 heures le 21 juin 2005. L'incursion des agents des forces de l'odre (2 camions remplis de gendarmes) au domicile de notre secrétaire général le 25 Octobre 2005, après une reunion conjointe tenue à Bougouni, du juge et des CBs (commandant de brigades) de Bougouni et de Koumantou. Le plan initial était d'attirer le secrétaire général dans un piège au camp 1 de la gendarmerie de Bamako afin de pouvoir l'arrêter. On lui a envoyé à cet effet un gendarme de Koumantou affecté a Bamako. Mais Nioumanta, fort d'une expérience précédente, ou il avait arbitrairement été arrêté le 12 aout 2005 par le CB de koumanou, Moussa Magassa, avec quatre camarades, a déjoué le piège en refusant de se rendre au camp 1. Les arrestations du mois d'Aout visaient le but manifeste d'empêcher le comité syndical de rencontrer alors le secrétaire général de la Présidence de la république qui est Modibo Sidibé. Et il se trouve que le 25 Octobre le comité Syndical avait rendez-vous avec le président ATT!

Le gendarme conduit est alors parti, et est revenu avec du renfort. Constatant que Nioumantan était absent, Les gendarmes qui opéraient sans le moindre mandat légal, on voulut prendre en otage sa femme et son fils en vue de le forcer à se rendre. Mais la résistance de la famille et des voisins a fait échec à ce plan machiavélique.

Après de vives altercations, les gendarmes ont arrêté le secrétaire administratif du comité, Karim Guindo qui était en train de prier. Ils l'ont enlevé manu militari et conduit de force en prison à Bougouni en procédant en outre à l'enlévement : - de deux véhicules automobiles qui ont emporté une somme de trois millions quarante mille franc CFa pris dans la chambre - d'un cachet du comité syndical - de deux lettres de l'ex président à Alpha Oumar Konaré - et d'un dossier contenant 170 contrats falsifiés par Balamourou Diarra, Chef du personel de la SOMADEX

L'assaut prémédité du 25 Octobre représente a l'évidence une répétition des actes de banditismes des mêmes forces liberticides de Bougouni qui ont tout fait le 12 Aout pour empêcher une rencontre avec les pouvoirs publics nationaux, rencontre succeptible à leurs yeux de les démasquer. Mais le fait qu'ils aient trouvé au camp 1 les relais et renforts pour exécuter de Bougouni des forfaits à Bamako prouve suffisamment qu'il s'agit d'une provocation encore plus étendue au moment ou le comité syndical devait rencontrer le Président ATT. Sans cesser un instant de se demander jusqu'ou remonte cette provocation le comité syndical a réussi à rencontrer le conseiller (Mr Boue Siby) du président de la république, chargé de rencontrer le comité syndical le 26 Octobre 2005 et l'a informé de tous les faits.

Nous rapellons également que la déclaration de Mr Morange Cristophe Directeur de la communication de Bouygues est inexact, dans laquelle il écrit que la seule revendication des mineurs portait sur le départ du chef de personnel, M. Balamourou Diarra.

Il s'agit d'un combat que nous menons, nous les mineurs, depuis 2001, nous avons été licenciés pour fait de grève en juillet 2005 suite à des revendications légitimes concernant les droits fondamentaux du travail : contrats falsifiés, salaires, congés et heures supplémentaires non versés, licenciement systématique, corruption du syndicat des mines, conditions de travail déplorable, aucune protection santé, accidents de travail non reconnus, nombreuses promesses pour le développement du village non tenues, etc.

32 d'entre nous ont été arrêtés entre le 14 et le 16 septembre 2005 pour des motifs non prouvés, et aujourd'hui 9 grévistes sont encore détenus dans des conditions déplorables et illégales à la maison d'arrêt de Bougouni (région de Sikasso- sud du Mali).

Situation actuelle

9 travailleurs grévistes sont toujours emprisonnés sans mandat d'arret ni aucune justification légale à Bougouni (cercle de Sikasso : 150 km de Bamako), et cela depuis le 14 septembre 2005 (5 mois au 1er février 2006)

Qui nous soutient?

Nous avons reçu le soutien, sous différentes formes, de la part de :
- No Vox
- Le journal Sanfin (Mali)
- Radio Kayira (Mali)
- Sadi (Parti politique - Mali)
- CGT (Syndicat - France)

Appel à mobilisation

Pour une pression internationale, voici le numéro de fax du procureur de Sikasso (la maison d'arrêt est à Bougouni - région de Sikasso) :
Depuis l'étranger : (+223) 262 00 05
et celui du président du tribunal : (+223) 262 02 69

Appel à soutien :

Nous appelons les organisations ou individus qui souhaitent se solidariser à notre combat à nous faire parvenir leurs messages de solidarité.
Nous avons également besoin de soutiens financiers et morals, ainsi que de soutiens pour populariser et faire connaitre partout notre lutte.

Contacter les grévistes en lutte de Morila

Par email :

Secrétaire général du Comité Syndical Somadex
nioumanta_amadou@yahoo.fr
Sidiki Coulibaly : sidiki_coulibaly22@yahoo.fr
Keita Martin : martinez_keita@yahoo.fr

Par téléphone :

Amadou Nioumata 682 36 30
Sidiki Coulibaly 685 31 84
Tiemoko Cissé 685 69 36